Confinement, ménage de printemps et réflexion minimaliste.

On est confinés chez nous, et c’est le printemps J’en profite pour faire un graaaand ménage !

J’adore faire du vide. J’ai horreur de l’inutile. J’ai tendance à refuser/me débarrasser rapidement des objets qui ne me servent pas et qui ne m’apportent pas de joie. J’aime les espaces dégagés et la simplicité, cela m’apaise. Je me sens plus sereine, l’esprit moins encombré, plus ouverte à la nouveauté et aux découvertes.

Peu d’objets, des matières naturelles, des plantes, de la lumière… et je suis comblée.

Je suis plus libre aussi. J’ai moins de travail de rangement, de nettoyage et d’entretient à faire. Mon sens esthétique me pousse à agencer les choses de manière à ce que tout me ravisse lorsque je regarde autour de moi.

J’aime posséder peu, mais des choses bien réfléchies. J’aime les objets en matière recyclable et multi-utilisation.

–>Comme mes bocaux en verre Mason Jar que vous voyez tout le temps dans mes stories et vidéos (ils me servent pour les jus/smoothies, pour faire germer des graines, pour mixer avec mon mini blender, pour stocker des aliments, pour mettre du savon liquide ou du vinaigre…)

Car chaque objet que nous achetons à une vie et une mort ; en l’achetant on oublie souvent qu’il sera jeté un jour. ça me semble indispensable pour l’environnement de penser à ce qu’il deviendra. Beaucoup de nos objets vont venir polluer et encombrer le sol et les océans….

J’aime les grands espaces dégagés.

A vrai dire si j’en suis venue à avoir cette vision positive de la simplicité, c’est qu’ayant grandit dans plusieurs pays pauvres d’Afrique parmi des gens ne possédant presque rien mais partageant tout, la sur-possession d’objets a rapidement représenté pour moi une sorte de luxe frisant l’irrespect à la fois envers la planète (puiser dans les ressources pour du superflu, pollution de production et d’élimination…) et envers bon nombre de ses habitants vivant dans la misère.

Ma petite sœur (1 an) et moi (4 ans) au Tchad.

Je peux sembler dure en disant cela, mais ce genre d’enfance marque en humilité. Nous avons tellement accès à tout que bien souvent nous ne réfléchissons plus à ce qui est nécessaire (ce qui nous sort de la misère) et à ce qui ne l’est pas (on a trop de tout, et tant d’objets en doubles…).

L’attachement trop fort aux possessions et la surconsommation nous éloignent de ce qui a vraiment de l’importance. En vérité nous avons besoin de peu de choses.

Ma petite sœur et moi, des années plus tard, cuisinant chez des voisines, au Tchad.

Cette enfance m’a beaucoup amenée à me questionner : « Au final, si tu perdais tout ce que tu possèdes, que te resterait-il ? » A l’image des gens que j’ai pu rencontrer, il me resterait tout ce qui me constitue vraiment. Ma richesse intérieure, mes discussions passionnantes avec les autres, ma curiosité, mon rire, ma gentillesse et ma créativité. Je veux me focaliser sur la constructions de ces capacités intérieures.

Je ne veux pas oublier que même sans le sou je serais riche d’être moi.

Avoir une maison si remplie qu’elle possède ce qui pourrait faire vivre plusieurs familles, acheter ce qui nous passe sous la main sans se soucier de l’impact de nos objets, acquérir des habits dont seule l’étiquette de marque justifie le prix démesuré… Tout cela me semble terrible, outrageux, tellement loin de ce que je souhaiterais pour aller vers un monde plus respectueux et égalitaire.

Ce genre de photo trouvée sur internet me donne envie de… Disons le poliment… Faire du vide !!

Lorsque je range, je réfléchi sur chaque objet, c’est vrai. Mais je vous rassure, j’accepte aussi l’imperfection, je suis bien loin de faire tout à l’idéal, je ne fuis pas devant le moindre bout de plastique ; en plus je suis très créative et cela invite au bazar

 Mais j’essaye de mettre de la conscience dans mes choix, mes actes et dans ce qui m’entoure. Je suis lucide même lorsque je fais un choix moins proche de mes principes, et je sais l’assumer.

Aussi, je souhaite que lorsque je mourrais, mes enfants n’aient pas sur les bras un empire d’objets dont ils ne savent que faire ou qu’ils gardent par attachement et culpabilité. Tout sera en ordre pour eux. Vivre de façon lucide c’est aussi avoir conscience de la suite, de ce qui viendra après nous, des génération futures.

Laissons leur une planète propre et aidons-les à ce centrer sur leurs valeurs intérieures, pour construire un monde plus sain et plus équitable.